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L'une des priorités de l'Union européenne est d’achever l'Union bancaire. Le secteur financier soutient cette Union bancaire et son troisième pilier : le développement d'un système européen de garantie des dépôts. Néanmoins, le timing de ce projet est problématique aux yeux du secteur.

L’Union bancaire comprend trois subdivisions : une autorité de contrôle des banques européennes, un souci de la stabilité, notamment par le biais d'un fonds de soutien commun et un système de garantie européen commun pour les épargnants : le système de garantie des dépôts.

Le secteur s’inquiète du timing du système européen de garantie des dépôts. La crise financière nous a laissé un héritage de crédits à problèmes répartis de façon très inégale (prêts dits non performants, non-performing loans). Avant d'introduire un système de garantie des dépôts, il faut d'abord s'attaquer à ce problème. Les risques dans les banques de tous les États membres doivent en effet être réduits avant que nous commencions à partager ces risques.

Ces dernières années, les banques belges ont en outre déjà contribué à la garantie des dépôts beaucoup plus que ce que l'Europe exige. Maintenir ce rythme nuirait à la compétitivité des banques belges et mettrait ainsi en péril l'égalité des conditions de concurrence.

Ces conditions de concurrence doivent également être équitables au niveau international, tant entre les autres économies européennes (Union bancaire contre Union non bancaire) qu'entre les économies non européennes (telles que les États-Unis, la Chine et le Japon).

Un climat d’affaires et un cadre fiscal plus stables doivent permettre aux institutions financières belges d’entrer en concurrencer avec les autres pays.

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