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Une connaissance et une implication financières accrues réduisent considérablement le risque de problèmes financiers

La crise du coronavirus provoque des problèmes financiers pour de nombreux ménages belges. Et si les parents sont fragilisés par cette crise, leurs enfants (jeunes adultes) sont eux aussi touchés.

Une enquête menée par Febelfin en collaboration avec Indiville montre que les jeunes d'une part :

  • perçoivent l'impact de la crise du coronavirus de différentes manières sur leur propre vie et leurs finances : suppression de leur job étudiant, diminution de leur argent de poche, chômage temporaire, ... 45 % des jeunes rencontrent des problèmes financiers du fait de cette crise ;
  • s'inquiètent de la situation financière des autres, en particulier de leurs parents. Environ un tiers d'entre eux pensent que la crise a un impact sur les finances de leurs parents. Un tiers d’entre eux indiquent aussi ne plus pouvoir compter sur le soutien financier de leurs parents. 1 jeune sur 8 déclare même devoir soutenir ses parents financièrement ;

D'autre part :

  • ne sont pas tous touchés de la même façon par la crise : 52 % des jeunes peuvent épargner suffisamment et 36 % économisent même plus qu'avant la crise. Enfin, un quart des jeunes qui investissent aujourd'hui se sont lancés dans les investissements pendant la crise ;

L'enquête montre également que les jeunes : 

  • se comportent différemment vis-à-vis de l’argent depuis la crise du coronavirus. Ainsi, les paiements sans contact ont le vent en poupe depuis quelques semaines. L'utilisation des espèces est en revanche en forte diminution ;
  • en savent peu sur l'argent et en sont conscients. Seuls 27 % se donnent un score élevé en matière de connaissances financières. 24 % s’attribuent une mauvaise note. Les jeunes ne s’y connaissent guère, en particulier concernant les crédits, les assurances, l'épargne-pension et les impôts. Ce manque de connaissances financières va de pair avec un faible degré d’implication financière. Seuls 42 % des jeunes se sentent concernés par leurs affaires d’argent. Or, ce sont surtout les personnes qui ont des problèmes financiers qui sont peu impliquées ;
    • 31 % des jeunes ayant des problèmes financiers sont impliqués dans leurs affaires financières ;
    • pour les jeunes sans problèmes d’argent, ce chiffre grimpe à 51 % ;
  • de bonnes connaissances financières et une implication importante conduisent souvent à moins de soucis d'argent et de problèmes financiers. La connaissance financière semble donc être la clé pour mieux faire face aux revers financiers, aujourd'hui et plus tard. 
jeunes et argent

La crise du coronavirus génère des problèmes financiers pour de nombreux ménages belges. Non seulement les parents sont très préoccupés par cette question, mais les jeunes perçoivent aussi nettement l'impact de la pandémie sur leurs finances. A travers une étude menée en collaboration avec le bureau d’études Indiville auprès d'un millier de jeunes entre 16 et 30 ans, Febelfin dresse le tableau des répercussions de la crise du coronavirus sur la vie financière de la jeunesse en Belgique. n = 1005, enquête réalisée entre le 29 avril et le 8 mai auprès des 16-30 ans, échantillon représentatif pour la Belgique.

Quel est l'impact de la crise du coronavirus sur les finances des jeunes ?

Environ 45 % des jeunes Belges rencontrent des difficultés financières du fait de la crise du coronavirus. Pour 13 % de ces jeunes, il s'agit même de graves problèmes financiers. Il y a plusieurs raisons à cela (qui sont fonction de l'âge des jeunes interrogés), comme le fait que

  • 41 % ont vu leur job étudiant supprimé,
  • 6 % sont temporairement au chômage,
  • 16 % reçoivent moins (environ 50 euros) d'argent de poche de leurs parents,
  • 12 % doivent soutenir financièrement leurs parents.

Cela montre que la crise du coronavirus a un impact à la fois direct et indirect sur les finances des jeunes.

35 % des jeunes pensent que la crise du coronavirus a des conséquences financières pour leurs parents. Et cela a également un impact sur la mesure dans laquelle les parents peuvent soutenir financièrement leurs enfants. Quelque 22 % indiquent que leurs parents n'ont pas les moyens de le faire. Ce pourcentage augmente avec l'âge et l’autonomie financière des jeunes. Quant aux jeunes entre 26 et 30 ans, ce sont pas moins de 34 % des parents qui n'ont pas les moyens de leur apporter un soutien financier.

Les problèmes financiers que connaissent actuellement certains jeunes se reflètent également dans leur comportement en matière d'épargne. 48 % d'entre eux estiment qu'ils ne peuvent pas économiser suffisamment. 15 % des jeunes ne peuvent pour leur part rien mettre de côté du tout et 5% doivent même utiliser leurs économies pour joindre les deux bouts.

De nombreux jeunes se retrouvent ainsi à s'inquiéter de leur situation financière. De façon générale, cette inquiétude est présente, sporadiquement, chez 39 % des jeunes, mais pour ceux qui subissent financièrement l'impact de la crise du coronavirus, ce pourcentage monte à 56 %. Leur situation personnelle et celle de leurs parents est source de gros soucis.

La crise du coronavirus a-t-elle le même impact sur chaque jeune ?

L'impact de la crise du coronavirus n'est pas le même pour tous les jeunes. Aujourd'hui, 85 % d’entre eux parviennent toujours à mettre de l'argent de côté afin de se ménager une poire pour la soif. 52 % pensent qu'ils peuvent encore économiser suffisamment. A noter que 36 % des jeunes économisent même plus qu'avant la crise.

23 % des jeunes investissent leur argent. Un quart d'entre eux ont même commencé à le faire après le début de la crise. 

Quels sont les effets de la crise du coronavirus sur le comportement des jeunes en matière de paiement ?

Afin de contribuer à endiguer la pandémie, les commerçants et les banques ont demandé ces dernières semaines que les paiements soient réalisés au maximum par voie numérique. Payer par carte et par smartphone est en effet un moyen extrêmement sûr et hygiénique pour régler ses achats, d’autant plus si ces opérations sont effectuées sans contact.

Nous avons constaté que les Belges ont adapté leur comportement de paiement en conséquence et les jeunes ont eux aussi massivement suivi la tendance. La grande majorité d'entre eux paient par voie digitale. En outre, 52 % des jeunes privilégient le sans contact. Seuls 22 % paient le plus souvent en espèces.

Les jeunes sont-ils bien informés sur leurs finances ?

En fait, les jeunes ne savent pas grand-chose de leurs affaires financières. Seuls 27 % s’attribuent une note élevée concernant leurs connaissances financières (8, 9 ou 10/10). 24% des jeunes se donnent un très mauvais score, allant de 0 à 5/10. Les jeunes n’ont que peu de connaissances sur les emprunts, les assurances, l'épargne-pension et les impôts en particulier.

47 % d'entre eux ne savent pas non plus comment gérer un budget et 74 % ignorent que les banques convertissent l'épargne en prêts, ainsi que l’avait déjà montré une précédente enquête de Febelfin et Indiville.

Ce manque de connaissances financières va de pair avec un faible degré d'implication financière, qui n’atteint ainsi que 42 %. Comme on pouvait s’y attendre, ce sont les jeunes qui rencontrent des problèmes financiers qui ont le niveau d’implication le plus faible (31 %). Ceux qui ne connaissent pas de difficultés financières sont plus souvent impliqués (51 %).

Dans le même ordre d'idées : 47 % des jeunes détestent s’impliquer dans leurs affaires financières. Or, ceux qui ne rencontrent pas de problèmes d’argent ne sont que 37 % à ne pas marquer d’intérêt pour leurs finances, tandis que chez les jeunes ayant des soucis financiers, ce pourcentage grimpe à 59 %.

Il semble donc y avoir une forte corrélation entre les connaissances et l'implication financières et les problèmes d'argent : les jeunes moins bien informés sur leurs affaires financières sont moins enclins à s'occuper de questions d'argent et plus susceptibles de rencontrer des difficultés. C’est ainsi que naît un cercle vicieux.

Bien entendu, cela ne signifie pas qu'être bien informé/e sur ses finances et bien gérer son argent implique automatiquement que l’on n’aura pas de problèmes financiers. Les personnes qui n’ont que de très faibles revenus risquent ainsi davantage d’être confrontées à des difficultés financières. Cependant, le manque de connaissances et d’implication en matière d'argent augmente le risque de problèmes financiers.

Les connaissances financières sont donc cruciales. Un/e jeune bien informé/e sur ses finances et qui se sent impliqué/e aura moins de soucis d'argent et se sentira plus heureux/se. C’est pourquoi, en collaboration avec diverses autres instances dans le domaine, Febelfin travaille à améliorer les compétences financières des jeunes de différentes manières.

Sur son site web, Febelfin met en lumière différents aspects de la vie financière quotidienne : les paiements, l’épargne et les investissements, le crédit et le logement, la sécurité, la durabilité et la société. Le site présente des vidéos sur les paiements numériques (sans contact, par code QR, ...) ou par ex. des conseils pour ne pas tomber dans le piège de la fraude à l'amitié, entre autres.

Febelfin apporte également de nombreuses connaissances financières pratiques via diverses autres plates-formes en ligne. Sur https://protegezvousenligne.be/, tout le monde trouvera de nombreux conseils et astuces pour se protéger contre le phishing, la plate-forme https://banquedigitale.febelfin.be/ explique quant à elle comment se lancer facilement dans les opérations bancaires numériques. L'accent y est mis principalement sur les services bancaires mobiles, qui ne manqueront pas d'attirer les jeunes.

Le site web de Wikifin, le programme d'éducation financière de la FSMA, consacre également beaucoup d'efforts à la connaissance financière. Tout le monde peut y retrouver des informations à sa mesure en fonction des différentes étapes de la vie : études, travail, logement, ...

De plus, avec Wikifin School, Wikifin propose une offre éducative complète et diverse de connaissances permettant d’aborder ces différents thèmes à l’école. 

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