4 min de lecture

En dépit de toutes les mises en garde contre l’hameçonnage, beaucoup de Belges tombent encore dans le piège. Il existe des malentendus persistants au sujet de cette forme de fraude, dans le cadre de laquelle les fraudeurs s’efforcent de trouver vos codes bancaires pour ensuite vous subtiliser votre argent. Karel Van Eetvelt, CEO de Febelfin, réfute les six mythes les plus répandus.

 

Mythe 1 : L'hameçonnage ne passera pas par moi.

Karel Van Eetvelt : « L'hameçonnage peut vraiment arriver à tout le monde. Il n'y a pas si longtemps, il était question de quelqu'un qui voulait vendre sa tondeuse à gazon via un site de seconde main. Un acheteur intéressé lui a demandé de transférer un centime d'euro. La raison ? Il prétendait vouloir s'assurer que le nom et le numéro de compte correspondaient. Grâce à un lien de paiement qui ressemblait exactement à celui d'une banque, le vendeur a entré son code sans méfiance. Moins d'une demi-heure plus tard, son compte bancaire avait été vidé. »

Mythe 2 : Les messages d'hameçonnage sont remplis de fautes de frappe ou d’orthographe.

Karel Van Eetvelt : « Malheureusement, les criminels écrivent de mieux en mieux. Ils rédigent des messages en bon français. Et pour les rendre encore plus crédibles, ils copient même le style de communication spécifique de votre banque. Les fautes de participe passé, les caractères bizarres ou le style étrange ont depuis longtemps cessé d'être des signaux d’alerte de l’hameçonnage. »

Mythe 3 : L'hameçonnage n'est envoyé que par e-mail.

Karel Van Eetvelt : « Le temps où les hameçonneurs ne s'adressaient qu'à votre boîte mail est révolu. Aujourd'hui, ils ont considérablement élargi leur champ d'activité. Ils essaient également de mettre la main sur vos codes bancaires par SMS ou par messages sur les réseaux sociaux. »

Mythe 4 : Ma banque peut demander mes codes par téléphone.

Karel Van Eetvelt : « Jamais au grand jamais une banque ne vous demandera de transmettre vos codes par téléphone. Même si la personne à l'autre bout de la ligne peut sembler fiable, vous devez mettre un terme à la conversation dès que cette demande est formulée. Ceci s'applique également si vous recevez la demande par le biais des réseaux sociaux, par e-mail ou par SMS. »

Karel Van Eetvelt
Jamais au grand jamais une banque ne vous demandera de transmettre vos codes par téléphone.
Karel Van Eetvelt
CEO de Febelfin

Mythe 5 : Avec les services bancaires mobiles, je suis plus susceptible d'être victime d'hameçonnage.

Karel Van Eetvelt : « C'est faux. Tant que vous êtes dans l'environnement de paiement sécurisé de votre propre banque, les opérations bancaires via votre smartphone sont parfaitement sécurisées. »

Mythe 6 : Un programme antivirus me protège contre l’hameçonnage.

Karel Van Eetvelt : « Malheureusement, même le meilleur programme antivirus n'offre aucune protection contre ce type de fraude. Il n'y a qu'un seul moyen d'éviter d'être victime d'hameçonnage : ne partagez jamais vos codes bancaires, c’est-à-dire vos codes PIN ou les codes générés par un lecteur de carte, par e-mail, SMS, téléphone ou sur les réseaux sociaux. »

En résumé : les 3 règles de base pour prévenir l’hameçonnage

  1. Ne communiquez jamais votre code PIN ou vos codes pour les services bancaires en ligne par e-mail, SMS, téléphone ou sur les réseaux sociaux.
  2. Ignorez tout message contenant un lien qui vous conduit vers le site de paiement ou vers l'application de votre banque.
  3. Encodez toujours vous-même l'adresse d'un site internet dans votre navigateur. Cela vaut d’autant plus pour le site internet de votre banque. Par ailleurs, ouvrez vous-même l'application de votre banque.

Vous avez malgré tout transmis vos données ?

  1. Contactez votre banque au plus vite.
  2. Si vous avez également fourni les détails de votre carte, informez-en immédiatement Card Stop (www.cardstop.be ou 070 344 344).
  3. Changez vos codes dès que possible.
go to top