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La durabilité occupe une place de plus en plus importante dans notre société. Cela se manifeste notamment au niveau de nos investissements. Lorsqu’il s’agit d’investir ou d’épargner, notre porte-monnaie n’est plus le seul critère. Nous prenons désormais en compte les répercussions de nos choix financiers. Mais comment notre argent peut-il contribuer à améliorer la vie des gens, l'environnement et la société ? Afin d’y voir plus clair, dissipons quatre malentendus tenaces.

duurzaamheid pijl
Dans notre monde en mutation rapide, les entreprises et les projets durables sont mieux préservés des chocs et peuvent donc offrir un rendement plus stable à long terme. Bénéfice financier et bénéfice sociétal vont donc de pair
Tom Van Den Berghe
CSR Manager

Malentendu #1 : L’investissement durable, c’est bon pour l’élevage de chèvres

L'épargne ou l'investissement durable ne se limite pas à la fabrication de chaussettes en laine de chèvres. C'est aussi bien davantage qu'investir dans des éoliennes ou l’agriculture biologique. La gamme des produits financiers durables est très diversifiée.

Vos choix dépendront essentiellement de vos valeurs personnelles. Si vous estimez que le commerce des armes et la souffrance animale ne sont pas tolérables, vos investissements refléteront cette conviction. Vous éliminerez de vos investissements les « mauvaises » entreprises ou activités et privilégierez celles qui vous paraissent recommandables.

Vous pouvez aussi aller plus loin en réservant votre argent à des projets bien gérés qui ont un impact positif sur le plan écologique et social. Par ailleurs, vous pouvez également opter pour des investissements thématiques : énergie, biotechnologie, énergies renouvelables, sylviculture durable, etc.

Pour vous aider à choisir en connaissance de cause, Febelfin a créé un label de durabilité pour les produits financiers.

A partir de cet automne, certains produits d'épargne ou d'investissement financiers porteront un label de durabilité. Ce label vous garantira que vous n’investissez pas dans des projets hautement néfastes pour l’homme, l'environnement ou la société.

Les produits porteurs de ce label devront soutenir des projets reposant sur une stratégie de développement durable claire et une politique transparente concernant certaines questions sociétales, telles que l'énergie nucléaire.

Malentendu #2 : les investissements durables rapportent moins

Les produits financiers durables ne sont certainement pas moins performants que l'offre traditionnelle. Cela n’a rien de surprenant. Les travailleurs bien traités ont un meilleur rendement. Les entreprises bien gérées et responsables jouissent d’une meilleure réputation. Les entreprises soucieuses de leur impact sur l'environnement et sur la société sont souvent plus ouvertes à l'innovation.

Malentendu #3 : L'investissement durable est une mode

Au risque de vous surprendre, la notion d’investissement durable existe depuis le XVIIIe siècle. A l'époque déjà, certains groupes religieux aux États-Unis refusaient d'investir dans la traite des esclaves parce que cela allait à l'encontre de leurs convictions. Ce fut en quelque sorte le prélude à l’investissement durable et socialement responsable.

L'épargne et l'investissement durables ont pris de l'ampleur dans les années ‘60 et ‘70. En 2017, nous avons investi pas moins de 24,1 milliards d'euros en Belgique. C'est au moins trois fois plus qu'en 2013 (7,7 milliards d'euros). Il semble donc que le phénomène de l’investissement durable soit appelé à durer.

Etude de Milieurapport Vlaanderen, 2018

Malentendu #4 : Pour les produits de placement et d'épargne durables, on ne peut faire appel qu'à des banques spécialisées

Pour les produits d'épargne et d'investissement durables, vous pouvez vous adresser à de nombreux acteurs financiers différents : banques, courtiers ou agents d'assurance, gestionnaires de fortune et fonds de pension.

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