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Les banques font preuve d'une résilience suffisante pour surmonter la crise du coronavirus

Jeudi dernier, Febelfin a organisé un événement virtuel pour ses membres au cours duquel McKinsey & Company a présenté les principales conclusions de son dernier Global Banking Annual Review. Ce rapport, réalisé sur la base d’enquêtes, donne un aperçu de l'état du secteur bancaire dans le monde, ce qui est aujourd'hui plus pertinent que jamais.

Les points essentiels à retenir :

  • La crise du coronavirus soumet les banques au plus grand test de résistance de la décennie. Le secteur montre sa résilience, mais l'impact économique est énorme.
  • Aujourd'hui, les banques remplissent un rôle sociétal important : elles aident la société à traverser la crise en proposant des mesures de soutien aux particuliers et aux entreprises.
  • Les banques peuvent contribuer à la relance de l'économie en continuant d’améliorer leur modèle opérationnel et leur gestion des risques et des capitaux.
  • Dans une ère post-corona, les banques doivent :
    • Ancrer leur rapidité et leur agilité renouvelées.
    • Examiner attentivement leurs modèles économiques.
    • Assumer pleinement leur rôle sociétal.

La crise du coronavirus a un impact économique et financier, sans précédent en temps de paix, sur les consommateurs, les organisations et l'économie mondiale. Le secteur financier assume ses responsabilités envers l'économie et la société, tout en s’efforçant de renforcer la solidité et la résilience de l'économie à long terme.

McKinsey prévoit deux phases dans l'impact de la crise du coronavirus sur le secteur financier :

  • La première phase sera caractérisée par de graves pertes de crédit, qui devraient se poursuivre jusqu'à fin 2021. McKinsey prévoit cependant que presque toutes les banques et tous les systèmes bancaires survivront à cette phase.
  • Dans un second temps, compte tenu d'une reprise mondiale lente, les banques seront confrontées à un défi majeur pour leurs opérations courantes. L'impact de tout ceci pourrait se faire sentir au-delà de 2024. 

Notre pays a lui aussi subi les conséquences de la crise du coronavirus et le secteur financier a été touché tout aussi durement. Mais de manière un peu surprenante, le secteur financier belge fait mieux que la moyenne européenne face à cette crise pandémique :

    • un ROE (retour sur investissement) précovid de 8% contre 6% en moyenne pour l'Europe,
    • un portefeuille de crédits plus sain, avec une Risk Cost Margin (marge pour le coût du risque) parfois même nettement inférieure à celle des principaux grands pays européens.

Ce profil solide signifie que, dans un avenir proche, les institutions financières belges seront probablement plus stables, et plus résilientes, que leurs homologues européennes. 

À long terme, McKinsey voit trois impératifs pour les banques :

  • Ancrer la rapidité et l'agilité renouvelées, en sachant ce qui a bien fonctionné en réponse à la crise et en recherchant des manières de pérenniser ces pratiques.
  • Examiner scrupuleusement les modèles d'entreprise pour faire face à une longue période de taux d'intérêt nuls et à d'autres défis économiques. Dans le même temps, les banques doivent adopter les nouvelles idées des acteurs du numérique.
  • Développer davantage leur rôle sociétal en accordant une attention plus soutenue aux questions environnementales, sociales et de gouvernance.

Vous êtes curieux de connaître les résultats complets du rapport

Vous pouvez les retrouver ici
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