Etude KU Leuven souligne l'importance de l'octroi de crédit pour l'économie belge



13-01-2012

Ce jour, le Prof. Dr. Nancy Huyghebaert de la KU Leuven présente, à l’occasion d’une conférence de presse organisée conjointement avec l’Union Professionnelle du Crédit (UPC), les résultats d’une étude sur l’importance de l’octroi de crédit aux particuliers, c’est-à-dire tant du crédit à la consommation que du crédit hypothécaire, pour l’économie belge.

Il ressort de l’étude de la KU Leuven que l’octroi de crédit aux particuliers ne constitue pas seulement une artère vitale pour l’économie belge, mais qu’il a aussi un impact substantiel sur celle-ci.

Cette étude met également en évidence le fait que le crédit, et en particulier le crédit à la consommation, présente un caractère procyclique, autrement dit que les ménages NE vont PAS “compenser” une baisse du revenu disponible en empruntant davantage.

Madame Marianne Delbrouck, Présidente de l’UPC, a dès lors lancé un appel aux différents pouvoirs publics afin “qu’ils soutiennent et stimulent, dans un climat de confiance réciproque, le crédit aux particuliers, non seulement par le biais d’un cadre légal souple et équilibré, mais aussi au travers d’incitants, comme la bonification d’intérêts de 1,5% pour les crédits verts, une mesure qui est arrivée à échéance fin 2011.”

L’octroi de crédit aux particuliers a un impact substantiel sur l’économie belge

L’étude montre que tant le crédit à la consommation que le crédit hypothécaire ont des conséquences non négligeables sur l’économie belge.

Contribution au PIB

Selon les estimations, la croissance du PIB en 2010 (+2,46%) aurait été quasi un demi pour cent plus basse – et aurait donc atteint seulement 2,00% – si l'octroi de crédits n'avait pas connu une augmentation (soit si la croissance des crédits à la consommation et hypothécaires en 2010 avait été de 0%). Le crédit à la consommation a ainsi contribué pour 0,34% au PIB, et le crédit hypothécaire pour 0,12%.

Importance pour les secteurs

Les secteurs les plus influencés par le crédit à la consommation sont l’industrie automobile, l’industrie du meuble, la production d’appareils d’équipement ménager, ainsi que, dans une moindre mesure, l’industrie de l’habillement. Pour le crédit hypothécaire, il s’agit logiquement du secteur de la construction.

Les crédits à la consommation présentent un caractère procyclique

La croissance des crédits à la consommation et la croissance du revenu disponible sont liées.

L’étude montre que – contrairement à ce qui est généralement admis – les ménages (et prêteurs) NE « compensent » PAS une baisse du revenu disponible en empruntant (prêtant) davantage. L’augmentation des crédits à la consommation s’avère au contraire fortement corrélée à la hausse du revenu disponible des ménages.

La croissance de l’octroi de crédits (crédits à la consommation) et la hausse du revenu disponible des ménages sont deux données d’une même importance qui expliquent la progression de la consommation.

Ne pas sous-estimer l’impact des mesures d’incitation

Jusqu’à la fin de l’an dernier, les pouvoirs publics accordaient une bonification d’intérêts de 1,5% pour les crédits contractés à des fins d’économie d’énergie bien spécifiques, comme l’installation de double (triple) vitrage, le remplacement d’une vieille chaudière, … Cette mesure n’a pas été prolongée en 2012.

L’enquête menée par le Professor Nancy Huyghebaert sur l’impact des mesures gouvernementales comme les crédits verts avec bonification d’intérêts, mais aussi du bonus logement, montre que de telles mesures ont un impact substantiel.

L’UPC plaide dès lors pour le maintien de mesures équivalentes et pour une alternative à part entière, au niveau régional, à ces incitants de nature à provoquer chez le consommateur le déclic qui l’amènera à réaliser des investissements (économiseurs d’énergie).

Plus d’informations

Pour de plus amples informations, n’hésitez pas à prendre contact avec Mme. Pamela Renders, porte-parole de Febelfin (02 507 68 31 – 0477 39 99 79 – pr@febelfin.be).